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Cinq questions à

Services d’état civil
Publié le 3 novembre 2014 - Mis à jour le 8 juillet 2016
Interview

Pascale Pezennec, responsable de l’état civil de la mairie de Redon, a accepté de nous répondre sur le COMEDEC.

Comment avez-vous entendu parler de COMEDEC ?
 
Par la presse spécialisée, nous n’avons pas échangé avec le ministère. COMEDEC relève chez nous d’une volonté interne s’inscrivant dans une démarche qualitative. Nous avons décidé de rationaliser nos postes et nos fonctions en 2013 et, partant de cette démarche, nous avons décidé de nous lancer. Pour l’instant, c’est du militantisme !
 
Quel est l’apport pour vos services et vos administrés ?
 
Il n'est pas très intéressant pour un agent de cliquer sur la souris pour produire quantité d'actes de naissance en réponse aux multiples demandes reçues. J'espère que COMEDEC nous permettra de mieux rationaliser notre temps de travail en nous consacrant à des taches plus productives et plus valorisantes. Redon est peuplée de 10 000 habitants et nous enregistrons quelque 700 actes de naissance et 360 actes de décès par an, ainsi nos citoyens apprécieront, dans la mesure où nous délivrons 900 passeports par an, de ne plus avoir à fournir eux-mêmes leur acte de naissance tout en bénéficiant d'un niveau de sécurité optimal.
 
Quelle a été votre démarche méthodologique ?
 
Notre démarche est résolument tournée vers la simplification. Après avoir eu des échos des villes-pilotes, nous avons été séduits et cela d’autant plus que notre service informatique était motivé à l’idée de tenter l’expérience. Par ailleurs, Mégalis, l’organisme breton de développement de la dématérialisation au service des collectivités territoriales, nous a proposé des échanges et nous assiste dans la démarche. Actuellement, nous saisissons les données des actes images numérisés datant d'avant notre informatisation (1996). Par ailleurs, nous sommes en attente de la logistique avec notre prestataire. Nous sommes sur la bonne voie.
 
Quelles craintes avez-vous quant à l’intégration du système ?
 
Plonger dans l’inconnu. Malgré cela nous avons toute confiance dans le projet du ministère quant au niveau de sécurité établi. En tout état de cause, nous sommes persuadés que nous n’avons que des bénéfices à en retirer dans la mesure où les risques potentiels de « fuites » à partir de la plateforme seront forcément inférieurs au nombre de fraudes aux passeports actuellement rencontrées ou de manière générale quant aux fraudes à l’état civil. Vous savez, actuellement, si vous êtes en possession d’un livret de famille qui ne vous appartient pas, il est assez simple de récupérer frauduleusement certaines données…
 
Quelles difficultés rencontrez-vous ou pensez-vous rencontrer ?
 
Pour être franche pour l’instant, nous avons du mal à nous figurer concrètement les difficultés que nous pourrons rencontrer. Est-ce que nous aurons des problèmes de saisie ? Des problèmes de sécurisation des données ou de transfert ? Nous ignorons tout cela, nous faisons encore figure de pionniers mais nous espérons bien transmettre notre enthousiasme à d’autres communes, car ce n’est qu’avec elles et un grand et large maillage local que le projet peut fonctionner.
 
Propos recueillis par Guillaume Landais
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