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Homonymie : l’enfer, c’est les autres

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Publié le 5 janvier 2015 - Mis à jour le 11 août 2016
Veille juridique

« Seul mon 13e chiffre de sécurité sociale me différencie ». Par ces mots, Évelyne* manifeste son désarroi quant à son homonymie presque parfaite avec une femme portant le même nom et prénom, née dans la même ville, le même jour, près de 3 heures après elle. Le deuxième prénom de son « double » permet de les distinguer, détail d’autant plus important que la première Évelyne n’en porte pas.

Depuis qu’elle a réalisé, chez le notaire, alors qu’elle se faisait lire un extrait d’acte de naissance de son « double », l’ampleur du problème auquel elle est confrontée, Évelyne se ne se déplace jamais sans son extrait d’acte de naissance ni même celui de « l’autre » qu’elle a malencontreusement reçu. Ainsi doit-elle spécifier, à chaque démarche administrative qu’elle entame, qu’elle a un homonyme.
 
Outre les fréquentes contrariétés qui peuvent être rencontrées dans ce type de situations, la menace pendante est celle de la fraude à l’identité et de la cybercriminalité relative à l’usurpation de données personnelles et d’identité qui sont devenus le deuxième type de délinquance en France.
 
Plusieurs solutions sont alors possibles : un changement de prénom peut être demandé mais s’avère onéreux, un surnom peut être adopté et porté dans l’acte d’état civil (il suit le nom et est précédé de « dit ») ou encore un nom d’usage peut être accolé au nom de famille (il s’effectue par déclaration en mairie).
 
* Le prénom a été modifié pour des raisons d’anonymat.
 

 

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